20 août 2024– Les défenseurs des droits des locataires et de l’environnement demandent au Conseil municipal d’Ottawa d’adopter un règlement administratif portant sur la température maximale afin de protéger les locataires contre les risques pour la santé liés à la chaleur extrême.
« La crise climatique rend plus fréquentes les journées de chaleur extrême et, par conséquent, de nombreux locataires ne sont pas en sécurité dans leur logement. Si les conseillers municipaux d’Ottawa ne passent pas à l’action, les locataires souffriront de plus en plus et certains pourraient même mourir », a déclaré Jacqueline Wilson, avocate à l’Association canadienne du droit de l’environnement (ACDE).
Un règlement concernant la température maximale obligerait les propriétaires à mettre en place les infrastructures nécessaires pour garantir que les logements locatifs sont maintenus à une température maximale de 26 degrés Celsius.
« Les locataires ne sont pas prioritaires lors de l’élaboration des politiques de lutte contre les changements climatiques, mais c’est nous qui sommes les plus durement touchés. La chaleur extrême tue des gens chaque année et le problème des changements climatiques ne fait qu’empirer. « Pourtant, 40 % des locataires qui ont participé au récent sondage de l’Association of Community Organizations for Reform Now (ACORN) ont déclaré qu’ils ne disposaient pas de climatisation dans leur logement. Il faut que cette situation change », a fait ressortir Norma Jean Quibell, membre du conseil d’administration d’ACORN Ottawa.
Les groupes affirment qu’un tel règlement est nécessaire pour protéger les communautés vulnérables qui sont plus sensibles à la chaleur extrême. Il s’agit notamment des personnes âgées, des nourrissons et des jeunes enfants, des personnes atteintes de maladies chroniques et ayant des problèmes de mobilité, ainsi que des personnes démunies sur les plans social et économique.
Le coroner en chef de la Colombie-Britannique a conclu que la principale cause de blessures et de décès lors de l’événement de chaleur extrême de 2021 était le fait que les températures intérieures sont restées supérieures à 26 degrés pendant toute la durée de la canicule. La solution politique doit se porter sur l’intérieur des bâtiments, puisque c’est là où les gens sont le plus à risque.
Cet été, l’ACDE et l’ACORN ont toutes deux publié des rapports expliquant pourquoi et comment les conseillers municipaux peuvent prendre des mesures pour protéger les locataires à Ottawa.
Cinq ans se sont écoulés depuis que le conseil municipal d’Ottawa a déclaré l’urgence climatique. Les groupes affirment que l’adoption d’un tel règlement s’harmoniserait avec le projet de la Stratégie de résilience climatique d’Ottawa, qui stipule que la ville devrait prendre des mesures pour atténuer la chaleur extrême.
La chaleur extrême dépasse le cadre d’un simple inconvénient; elle constitue un grave danger pour la santé. Un règlement se rapportant à la température maximale garantirait que les environnements intérieurs demeurent sécuritaires et confortables, peu importe les conditions météorologiques extérieures.
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Information :
Ottawa ACORN, Engaging Tenants in Climate Action: A Report on Tenants’ Biggest Climate Issues, Barriers and Solutions, juillet 2024 : https://acorncanada.org/wp-content/uploads/2024/07/Ottawa-Climate-Report-2024.pdf
Association canadienne du droit de l’environnement, Le besoin urgent d’un règlement sur la température maximale à Ottawa, août 2024 (seulement en anglais), août 2024 : https://cela.ca/the-urgent-need-for-a-maximum-temperature-by-law-in-ottawa/
Relations avec les médias :
Ashley Reyns, Ontario ACORN – Directrice régionale, ACORN : ottawa@acorncanada.org ou 613 447-4270
Jacqueline Wilson, avocate, Association canadienne du droit de l’environnement : jacqueline@cela.ca ou 416 960-2284, poste 7213
Communiqué de presse: La ville d’Ottawa doit protéger les locataires contre la chaleur extrême
20 août 2024– Les défenseurs des droits des locataires et de l’environnement demandent au Conseil municipal d’Ottawa d’adopter un règlement administratif portant sur la température maximale afin de protéger les locataires contre les risques pour la santé liés à la chaleur extrême.
« La crise climatique rend plus fréquentes les journées de chaleur extrême et, par conséquent, de nombreux locataires ne sont pas en sécurité dans leur logement. Si les conseillers municipaux d’Ottawa ne passent pas à l’action, les locataires souffriront de plus en plus et certains pourraient même mourir », a déclaré Jacqueline Wilson, avocate à l’Association canadienne du droit de l’environnement (ACDE).
Un règlement concernant la température maximale obligerait les propriétaires à mettre en place les infrastructures nécessaires pour garantir que les logements locatifs sont maintenus à une température maximale de 26 degrés Celsius.
« Les locataires ne sont pas prioritaires lors de l’élaboration des politiques de lutte contre les changements climatiques, mais c’est nous qui sommes les plus durement touchés. La chaleur extrême tue des gens chaque année et le problème des changements climatiques ne fait qu’empirer. « Pourtant, 40 % des locataires qui ont participé au récent sondage de l’Association of Community Organizations for Reform Now (ACORN) ont déclaré qu’ils ne disposaient pas de climatisation dans leur logement. Il faut que cette situation change », a fait ressortir Norma Jean Quibell, membre du conseil d’administration d’ACORN Ottawa.
Les groupes affirment qu’un tel règlement est nécessaire pour protéger les communautés vulnérables qui sont plus sensibles à la chaleur extrême. Il s’agit notamment des personnes âgées, des nourrissons et des jeunes enfants, des personnes atteintes de maladies chroniques et ayant des problèmes de mobilité, ainsi que des personnes démunies sur les plans social et économique.
Le coroner en chef de la Colombie-Britannique a conclu que la principale cause de blessures et de décès lors de l’événement de chaleur extrême de 2021 était le fait que les températures intérieures sont restées supérieures à 26 degrés pendant toute la durée de la canicule. La solution politique doit se porter sur l’intérieur des bâtiments, puisque c’est là où les gens sont le plus à risque.
Cet été, l’ACDE et l’ACORN ont toutes deux publié des rapports expliquant pourquoi et comment les conseillers municipaux peuvent prendre des mesures pour protéger les locataires à Ottawa.
Cinq ans se sont écoulés depuis que le conseil municipal d’Ottawa a déclaré l’urgence climatique. Les groupes affirment que l’adoption d’un tel règlement s’harmoniserait avec le projet de la Stratégie de résilience climatique d’Ottawa, qui stipule que la ville devrait prendre des mesures pour atténuer la chaleur extrême.
La chaleur extrême dépasse le cadre d’un simple inconvénient; elle constitue un grave danger pour la santé. Un règlement se rapportant à la température maximale garantirait que les environnements intérieurs demeurent sécuritaires et confortables, peu importe les conditions météorologiques extérieures.
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Information :
Ottawa ACORN, Engaging Tenants in Climate Action: A Report on Tenants’ Biggest Climate Issues, Barriers and Solutions, juillet 2024 : https://acorncanada.org/wp-content/uploads/2024/07/Ottawa-Climate-Report-2024.pdf
Association canadienne du droit de l’environnement, Le besoin urgent d’un règlement sur la température maximale à Ottawa, août 2024 (seulement en anglais), août 2024 : https://cela.ca/the-urgent-need-for-a-maximum-temperature-by-law-in-ottawa/
Relations avec les médias :
Ashley Reyns, Ontario ACORN – Directrice régionale, ACORN : ottawa@acorncanada.org ou 613 447-4270
Jacqueline Wilson, avocate, Association canadienne du droit de l’environnement : jacqueline@cela.ca ou 416 960-2284, poste 7213
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