Communiqué de presse: L’ACDE exprime son espoir en des améliorations importantes à la qualité de l’air pour les collectivités situées à proximité d’usines de pétrole et à gaz

Toronto (27 février 2024) – L’Association canadienne du droit de l’environnement (ACDE) a réagi aujourd’hui à l’annonce récente faite par le gouvernement fédéral de nouveaux règlements importants qui auraient une incidence sur la qualité de l’air autour des raffineries de pétrole et d’autres installations pétrolières.

L’un des principaux problèmes actuels de ces installations est le rejet continu de cancérogènes comme le benzène et d’autres produits chimiques organiques volatils, ce qui a des répercussions sur l’environnement avoisinant et la santé des personnes qui résident à proximité.

La publication du gouvernement fédéral dans la Gazette du Canada annonce les nouveaux règlements sur les produits chimiques organiques volatils et donne l’occasion de formuler des commentaires jusqu’au 24 avril. On peut y lire que, jusqu’à maintenant, « la mosaïque de mesures obligatoires et volontaires en place ne permet pas d’atténuer suffisamment les risques… » et on y précise que les risques pour la santé liés au benzène ne sont pas pris en compte de façon adéquate à l’heure actuelle.

L’ACDE examine et réclame depuis longtemps une réduction des émissions toxiques de cancérogènes et d’autres polluants autour des raffineries de pétrole ainsi que des améliorations à leur surveillance réglementaire. L’ACDE a bon espoir que ce règlement fédéral proposé sera adopté rapidement et appliqué rigoureusement.

L’ACDE analysera la proposition et fournira des commentaires. Elle pourrait également demander une mise en œuvre plus rapide et un suivi et un rapport à plus long terme dans ses prochaines suggestions écrites.

Néanmoins, « ce règlement proposé offre enfin un réel espoir aux collectivités qui ont été les plus touchées par ces installations au cours de nombreuses décennies », a déclaré Theresa McClenaghan, directrice exécutive de l’ACDE. « C’est une tache sur le Canada qu’un si grand nombre des collectivités qui vivent à proximité de ces installations ont dû vivre avec des émissions toxiques excessives qui ont des répercussions sur leur santé – bon nombre sont des collectivités autochtones – et avec les répercussions que cela a sur la santé de ceux qui travaillent ou vivent près de ces installations, ou y fréquentent l’école. »

Il convient également de souligner que cette proposition a été publiée, car le Canada a récemment adopté le droit à un environnement sain en vertu de modifications à la Loi canadienne sur la protection de l’environnement et a lancé une consultation sur la justice environnementale. Aucune de ces intentions visant la justice environnementale ne peut être prise au sérieux sans que le Canada se penche sur l’un des plus importants effets permanents sur la santé des collectivités découlant des installations industrielles du Canada.

Pour plus de renseignements ou pour une entrevue, veuillez communiquer avec :
Theresa McClenaghan, directrice exécutive et avocate, ACDE, par courriel à theresa@cela.ca ou par téléphone au 416 662-8341.